2021 septembre

6 septembre 2021
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Un atelier pour repenser les activités du R.J.I.A dans le contexte de la Covid-19

Reprendre, concevoir, assumer….

Pour ceux qui ont lu les « Damnés de la terre », peut-être, vous rappelez-vous de ces mots très forts où Frantz Fanon affirme que « seul l’engagement massif des hommes et des femmes dans des tâches éclairées et fécondes » donne contenu et densité à la conscience politique… !!!! Cet engagement massif, je le sens, depuis 10 ans, chez les jeunes qui animent le Réseau de Jeunes pour l’intégration africaine (RJIA) et qui participent depuis 12 ans aux Voyages d’intégration Africaine (V.I.A).


Ce week-end des 3, 4 et 5 septembre 2021, quelques leaders, parmi ces jeunes, se sont réunis à Ziniare, à quelques kilomètres de Ouagadougou, au Burkina Faso, pour penser leurs activités, dans le cadre du contexte de la pandémie du coronavirus. Conscients qu’à l’école des crises le génie humain peut inventer et créer du nouveau, ils se sont interrogés sur les modèles proposés à la jeunesse africaine et à celle de la diaspora par le RJIA à travers les V.I.A, les J.I.A (journées d’intégration africaine), les ATIA (Ateliers d’intégration africaine) et les ATU (Ateliers Ubuntu), etc…. Connectés depuis Lomé, Dakar, Abidjan, Bamako, Niamey, Paris et Toulouse, leurs camarades des autres pays et de la diaspora, se sont joints à eux pour penser de nouvelles méthodes de travail, plus opérationnelles et plus innovantes.


Dans ce cadre de « construction collective d’un destin » commun, ils ont été accompagnés, depuis la Guyane, par le philosophe Lazare Ki-Zerbo (pour les questions d’intégration africaine), depuis Paris, par l’historien Amzat Boukari-Yabara (pour les questions de panafricanisme), depuis Québec, par la Caribéenne Mélina Seymour (pour la question de financement des programmes V.I.A entre jeunes africains et ceux de la diaspora) et depuis Ouaga, par Jean-Paul Sagadou ( pour les questions interreligieuses et interculturelles).

L’atelier de Ziniare aura été un grand succès grâce aussi à deux marraines du RJIA (Tata Odette et Tata Sera, comme les jeunes les appellent, affectueusement). Le partage d’expériences avec la Jeune Chambre Internationale (JCI) a donné à voir des pistes en terme de collaboration dans un esprit Ubuntu (Ubuntu qui est plus qu’un logiciel informatique, comme nous l’aurons enseigné à quelques-uns de nos amis de la JCI). La soirée intergénérationnelle vécue avec le couple Justine et Bernard Nabare (Mr. Bernard Nabare est diplomate à la retraite), a permis aux jeunes de réentendre de la bouche de Mr. Nabare que « l’intégration africaine est la condition sine qua non du développement ».
Je me joins à tous les jeunes pour dire notre reconnaissance à tous et à toutes !!! « Si la construction d’un pont ne doit pas enrichir la conscience de ceux qui y travaillent, que le pont ne soit pas construit » disait encore Fanon…. A coup sûr, ces trois jours d’atelier à Ziniare auront contribué à éclairer et à enrichir notre conscience à tous pour que, de nos muscles et de nos cerveaux, nous puissions produire des idées lumineuses pour les actions futures.


Oui, pour la jeunesse africaine et pour l’Afrique, tout est encore possible ! L’avenir n’est pas fermé ! Il est ouvert, avec de multiples possibles, pourvu que « le pont dans ses détails et dans son ensemble soit repris, conçu et assumé » (Fanon) par les jeunes ! Le RJIA et les V.I.A sont des ponts que les jeunes doivent reprendre, concevoir et assumer ! Ubuntu !!!!

Jean-Paul Sagadou
06/09/21

 



Conditions de participation

– Etre âgé (e) de 17 à 35 ans.
– Vouloir vivre une expérience humaine, interculturelle, inter-religieuse et panafricaine.


Modalités d’inscription

– Curriculum vitae
– Lettre de motivation à envoyer via notre adresse mail



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