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Emmanuel Mounier face à la colonisation

C’est dans le « Manifeste au service du personnalisme » de 1936, au chapitre des « Structures d’un régime personnaliste », qu’il faut chercher la pensée d’Emmanuel Mounier sur la colonisation, notamment au sous-titre « La communauté interraciale ». Au nom de « l’égalité spirituelle des personnes » et de leur droit de se donner des communautés valorisantes, « le personnalisme attaque l’impérialisme de l’État-nation sur son dernier front : l’impérialisme colonial » (T. 1, 632). La critique de Mounier va porter sur deux points : la contestation du droit colonial et l’annonce la fin de la colonisation.

 

 

Pour Mounier, les philosophies et les théologies sur lesquelles les Européens se sont appuyés pour justifier la colonisation n’étaient que des prétextes au service de l’impérialisme capitaliste. Dans les faits, l’exploitation rationnelle des richesses mondiales s’est traduite par le travail forcé, mal rémunéré, le pillage des produits forestiers et agricole ainsi que des matières premières, la conquête des marchés nouveaux au profit des colonisateurs et sans souci des droits des premiers propriétaires. Si le colonisateur a cru venir en « humanitaire » avec la prétention de supprimer les fléaux comme les grandes maladies, il n’a, en fait, fait qu’importer d’autres problèmes : les stupéfiants, la syphilis, la dépopulation… Le prétexte de la « civilisation supérieure » est lui aussi discutable, bien évidemment, car il arrive que la civilisation du peuple colonisé soit plus ancienne et parfois plus raffinée que celle qui leur est imposée. On touche là à la contradiction radicale de la colonisation : elle propose une économie meilleure, mais elle crée de nouveaux besoins et provoque l’appauvrissement ; elle enseigne la liberté et la dignité, mais elle maintient la répression policière et le mépris de l’autre ; elle est issue du rationalisme, mais elle s’oppose à la naissance de nouvelles consciences nationales. Du coup, pour Mounier, la condamnation est sans appel : « Quand les divers prétextes exposés auraient légitimé certaines interventions, ils ne justifient à aucun titre la dépossession de souveraineté, ni la longue histoire de cupidité, de sang et d’oppression » (T. I, p. 633). Une fois cela posé, il ne reste qu’une chose à faire : décoloniser.

La décolonisation reste le seul devoir du colonisateur « comme service fraternel de l’homme par l’homme » au nom même des idéaux personnels et communautaires qu’il a enseignés et pour réparer les crimes qu’il a commis. Ce que recherche Mounier, c’est une solution communautaire à l’échelon mondiale, ce qui suppose de lutter contre ce qu’il appelle « l’individualisme colonial », « le nationalisme économique », et le « capitalisme métropolitain ».

La décolonisation doit s’envisager comme une « révolution », c’est-à-dire une transformation des structures d’oppression en instruments de libération. Au plan politique, Mounier dénonce même l’exportation des idéologies européennes dans d’autres contrées. On ne peut appliquer des idéologies conçues dans des situations européennes en termes européens dans d’autres endroits. Le socialiste ne peut pas utiliser ses schémas marxistes dans un pays où la condition du petit propriétaire est plus misérable que celle du salarié. Le patriote français doit arrêter de continuer à glorifier la colonisation. En tout, avec l’Afrique, il faut « aller sur place » et travailler à adopter le point de vue des Africains. C’est ce que Mounier fait, en allant en Tunisie en 1937 et en Afrique noire en 1947.

Jean-Paul Sagadou

 

 


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Si tu crois en l’Afrique.

Si tu crois en l’Afrique,

Si tu adhères à l’idée selon laquelle, « je suis parce que nous sommes »,

Si tu veux « faire humanité ensemble », avec d’autres humains,

Si tu crois que ce qui rassemble les hommes est plus important que ce qui les divise,

Si tu crois qu’être différent est une richesse et non un danger,

 

Si tu crois au présent de l’Afrique,

Si tu es prêt à travailler pour son devenir,

Si tu crois que l’histoire n’est pas finie et qu’elle contient des parts inaperçues,

 

Si tu as soif d’imaginaires neufs et régénérés,

Si tu crois en la nécessité pour l’Afrique de compter sur ses propres forces,

 

Si tu sais préférer l’utopie et l’espérance au désespoir,

Si tu veux te libérer des idées paralysantes, handicapantes,

Si tu veux voir plus loin que l’horizon ethnique, clanique, tribal, national, culturel ou religieux,

Si tu veux trouver des points d’ancrage, des points d’appui, des points de repère

 

Si tu crois à la puissance de la jeunesse africaine,

Si tu veux que hommes et femmes s’unissent pour bâtir l’Afrique qui vient,

 

Si tu crois que l’« Afrique doit s’unir », urgemment !

Si tu veux développer, avec d’autres, une vision qui jette les bases de l’unité africaine,

Si tu rêves d’un leadership africain unifié, visionnaire,

 

Si tu aimes travailler en équipe,

Si tu crois à la force des réseaux sur les réseaux sociaux,

 

Alors les ateliers ubuntu sont pour toi,

Rejoins-nous  (Instagram : Les.ateliers.ubuntu) !

 

Jean-Paul Sagadou

Ouagadougou, 12/05/2020

 

 


11 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de GOZO AKAKPO Yao Félix

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve de GOZO AKAKPO Yao Félix. Il répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

Jean-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

Félix Gozo : Je réponds au nom de GOZO AKAKPO Yao Félix. Je suis citoyen africain vivant au Togo. Chef d’entreprise, enseignant – formateur en développement des affaires. Défenseur des droits de l’homme.

J-P. S : Quelles sont les activités que tu mènes actuellement dans la vie ?

Félix Gozo : Responsable du cabinet MULTIPOLAIRE sarl, qui accompagne les populations, surtout les jeunes porteurs de projets d’entreprise, qui étudie et réalise des travaux de Génie civil, électricité générale et industrielle, construction métallique, etc. Je suis aussi Directeur du département du Centre de Formation professionnelle Nazareth Vogan, qui forme les jeunes de tous niveaux en Électrotechnique, Maintenance informatique et Réseaux, en Électromécanique et en Électricité d’équipement. Enfin, je suis Président fondateur de l’Association « RÊVE AFRIQUE », qui  a pour but de contribuer à l’amélioration des conditions de vie socio-économique et culturelle des communautés de base dans une approche de développement humain durable et participatif.

J-P. S : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

Félix Gozo : Depuis le début des V.I.A jusqu’à la création du RJIA en 2011 à Bamako, au Mali, et à la grande assemblée générale de 2013 lors du voyage de l’édition du Togo, je suis resté aux côtés des jeunes. Ces dernières années, je n’ai pas été présent dans toutes les activités, mais c’est avec joie que je suis l’évolution des activités du réseau. Le RJIA est un creuset de jeunes personnes très engagées et pleines de ressources, un espace où se vit l’amour la fraternité au-delà de toutes les barrières géographiques, religieuses et culturelles. Les Voyages d’Intégration Africaine (VIA), sont des occasions de rencontre qui veulent stimuler chez les jeunes le sens de l’autre. Fraternisation, échanges, partage de savoir-faire, de savoir vivre, et de savoir être, sont autant de choses qu’on y apprend. Au-delà de tout cela, c’est l’amour du continent africain qui est communiqué aux jeunes. On dit que « celui qui voyage revient grandi » et je dois avouer que ces voyages m’ont apporté beaucoup. J’ai participé à quatre éditions en tant qu’encadreur et les autres je les ai vécus à travers les publications dans les réseaux sociaux. Je n’ai jamais cessé de partager les avantages que m’ont procuré les VIA.

J-P. S : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ?

Félix Gozo : Je reste optimiste à l’avenir des VIA. Il est vrai que les temps sont de plus en plus durs et que les fléaux ne cessent de se multiplier, mais je vois d’un bon œil l’horizon se dégager pour permettre une reprise des VIA. La jeunesse africaine a un rendez-vous face à l’histoire. Notre continent est plus qu’à l’épreuve de sa réinvention et cela ne peut se passer sans la jeunesse. Pour relever ce défi, nous avons besoin d’une jeunesse cultivée, disciplinée, travailleuse, unie et solidaire. Toutes ces qualités sont vécues lors des VIA.

J-P. S :  Quels sont tes rêves pour l’Afrique ?

Félix Gozo : Mon rêve est de voir l’Afrique de demain totalement réveillée, consciente que sa destinée est entre ses mains et qu’elle doit se tourner vers ses propres ressources et se faire valoir dans le concert des nations. Pour cela, elle doit avoir confiance en sa jeunesse (celle restée sur le continent et celle de la diaspora). Ce qui l’oblige à bien la former, en mettant à sa disposition tous les moyens dont elle aura besoin. Une Afrique dans laquelle on ne trouvera plus des élites en manque d’amour pour leur continent. Pour y arriver, nous avons besoin des actions comme celles que mènent le RJIA et qui montrent aux jeunes la pratique de l’acceptation de l’autre de l’autre au-delà de toutes les différences liées au pays, à la race, à la religion, au genre, à la culture etc. Osons sortir, Osons apprendre, Osons entreprendre !!

 

 

 


8 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine-panafricanisme.

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de Denis KABORE.

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve de Denis KABORE. Elle répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

J-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

Denis KABORE : Je me nome Denis KABORE de la province du BURKINA FASO. Je suis chimiste à CIMAF (Ciment de l’Afrique). Je suis marié et père d’un enfant.

J-P. S : Quelles sont les activités que tu mènes actuellement dans la vie ?

Denis KABORE : Les activités professionnelles et aussi les activités d’ordre religieux qui m’occupent actuellement.

J-P. S. : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

Denis KABORE : Cette année je ne suis pas membre du bureau RJIA de ma province, néanmoins je participe du mieux que je peux, aux activités que propose le RJIA. J’ai déjà participé aux V.I.A en Côte D’Ivoire en 2012. Les VIA, s’ils n’existaient pas il fallait les inventer, car c’est un bon moyen pour les jeunes Africains de découvrir leur continent en touchant du doigt les réalités du terrain. Les VIA m’ont permis de connaitre les réalités non enseignées ni écrites de mon continent et de nourrir l’espoir d’une Afrique unie sans barrières.

J-P. S. : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ? 

Denis KABORE : Les VIA doivent donner aux jeunes les moyens de se former et de connaître la vie de nos devanciers dans le panafricanisme, de pouvoir surmonter les réalités de notre monde.

J-P. S :  Quels sont tes rêves pour l’Afrique ?

Denis KABORE :  Je rêve d’une Afrique unie sans barrière aussi bien pour les personnes que les biens. Je rêve d’une Afrique avec une monnaie unique. Ce qui nous lie est plus fort que ce qui nous divise. Mon rêve est que les Africains puissent circuler librement entre les différents États pour faciliter la cohésion des personnes et des peuples et que les institutions comme l’Union Africaine (UA) et la CEDEAO ne soient plus que des édifices, mais soient capables de réaliser concrètement l’unité en vue du développement du continent.

 

 


7 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine-panafricanisme.

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de MEDA Diannibe Carine.

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve de MEDA Diannibe Carine. Elle répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

J-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

Carine Méda : Je me nomme MEDA Diannibe Carine, étudiante chercheur à l’institut panafricain d’étude et de recherche sur les médias, l’information et la communication (IPERMIC).

J-P. S. : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

Carine Méda : J’ai eu la chance de prendre part à une édition des VIA (Voyage de l’Intégration Africaine), précisément celle du Sénégal. J’avoue que si les VIA n’existaient pas, il fallait les créer ou les initier. Franchement, j’ai beaucoup appris et découvert à travers l’édition du Sénégal qui a eu lieu en Août 2015. Sur le plan humain, j’ai rencontré des personnes très formidables, je me suis faite une famille avec le RJIA et j’ai enfin découvert la bonté de certaines personnes. Sur le plan culturel, j’ai pu découvrir une autre culture, des monuments immortels, l’île de Gorée, le monument de la renaissance, le musée Léopold Sédar Senghor. Le VIA est une initiative qu’il faut encourager et soutenir car il permet à la jeunesse de se rencontrer, de partager des rêves, de s’affirmer pour une cause commune. Il permet aussi de découvrir de belles choses et enfin de vivre des moments exceptionnels de partage et de solidarité. Parlant de ces moments, l’édition de 2015 m’a permis de prendre l’avion pour la première fois de ma vie, et c’était le cas pour beaucoup de mes camarades. Aussi, c’est grâce à ce voyage que je suis entrée dans un bateau pour ma première fois.

J-P. S. : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ? 

Carine Méda : Je pense que le VIA est une réalité noble qui est innovatrice pour la jeunesse Africaine. Ces voyages pourront avec le temps, révolutionner la jeunesse Africaine pour une Afrique UNIE et LIBRE. Pour ce faire, nous souhaitons que les autorités des pays africains soutiennent cette initiative, afin qu’elle puisse rendre possible ce qui semble impossible, c’est-à-dire l’unité de l’Afrique. Aussi pour que le VIA demeure un levier de développement pour l’Afrique, il faudrait que les différents réseaux (les différentes sections) des pays visités soient plus dynamiques afin d’impacter leur milieu et mieux former la jeunesse africaine à une prise de conscience et à un réveil dont elle sera à l’origine. A travers le VIA, c’est l’Afrique qui gagne toujours.

 


6 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine-panafricanisme.

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de N’GORAN Seviekan Hermann

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve de N’GORAN Seviekan Hermann. Il répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

Jean-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

N’GORAN Seviekan Hermann:  Je suis N’GORAN Seviekan Hermann. Je suis cadre électronicien chez un fournisseur de services de navigation aérienne, en charge de systèmes de gestion du trafic aérien.  Je vis à Abidjan en Côte d’Ivoire.

J-P. S : Quelles sont les activités que tu mènes actuellement dans la vie ?

N’GORAN Seviekan Hermann :  L’intersection de deux priorités m’a conduit à m’intéresser parallèlement aux questions en lien avec la responsabilité sociale des entreprises: l’humain est la plus grande richesse et l’impérieuse nécessité de laisser aux générations après nous, un monde meilleur que celui que nous avons trouvé.

J-P. S : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

N’GORAN Seviekan Hermann :   Ma rencontre avec les VIA et le RJIA s’est faite à Accra en 2017. Ce fut une expérience bouleversante.  Les VIA m’ont donné d’autres raisons d’être fier d’être africain.  Les VIA ont fait naître en moi qui suis passionné de lecture, le goût de plumes africaines.  Je suis membre de la jeune section RJIA de Côte d’Ivoire. 

J-P. S : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ?

N’GORAN Seviekan Hermann :  Un espace de rencontre et de formation de plus en plus étendu. Un réseau suffisamment puissant pour influencer notamment la vie politique du continent.

J-P. S :  Quels sont tes rêves pour l’Afrique ?

N’GORAN Seviekan Hermann :  Je rêve d’une Afrique où les jeunes ont une meilleure estime d’eux-mêmes en tant qu’africain.

 


5 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de KAM sié Dimitri

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve de KAM sié Dimitri. Il répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

Jean-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

KAM sié Dimitri : Je suis KAM sié Dimitri professeur certifié des lycées et collèges. J’ai milité dans le mouvement JEC (Jeunesse Etudiante Catholique) pendant de nombreuses années. J’ai commencé mon militantisme au RJIA en 2015 sur invitation de Pascal sagadou..

J-P. S : Quelles sont les activités que tu mènes actuellement dans la vie ?

KAM sié Dimitri : Actuellement deux choses me préoccupe : ma vie professionnelle et ma vie familiale.

J-P. S : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

KAM sié Dimitri :  Je suis l’adjoint au chargé des relations extérieures du bureau RJIA section du Burkina. Sinon, j’ai participé à la 7ème édition des VIA au Ghana. Les V.I.A sont une très bonne activité qui permet d’approfondir les connaissances sur soi-même et sur son entourage sur l’Afrique, tout en étant ouvert aux enjeux de notre monde. Les V.I.A m’ont permis d’avoir une autre vision de la lutte pour la liberté de l’Afrique et j’ai regagné l’estime de moi-même.

J-P. S : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ?

KAM sié Dimitri : J’aimerai qu’après que les V.I.A nous conduisent à faire des plaidoyers pour un véritable changement des mentalités de la jeunesse, y compris auprès des institutions gouvernementales, sous-régionales et interafricaines.

J-P. S :  Quels sont tes rêves pour l’Afrique ?

KAM sié Dimitri :  Je rêve d’une Afrique plus solidaire, libre, auto-suffisante dans beaucoup de domaines. Je rêve d’une Afrique qui a son mot à dire dans des grandes décisions qui visent à organiser notre monde.

 


4 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de NANFAME Fouad.

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve de NANFAME Fouad. Il répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

Jean-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

NANFAME Fouad : Je me nomme NANFAME Fouad et je suis de nationalité togolaise. Je suis ingénieur en génie civil et membre de la section togolaise du RJIA.

 

J-P. S : Quelles sont les activités que tu mènes actuellement dans la vie ?

NANFAME Fouad : Je me consacre presque exclusivement au travail et à mes activités professionnelles et à ma famille. Quand mon emploi du temps me le permet je participe à des activités associatives et culturelles.

J-P. S : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

NANFAME Fouad : Les VIA sont en mon sens des opportunités de brassage, de rencontre d’acteurs et de jeunes de milieux et de pays différents mais aussi une passerelle d’intégration formidable à travers le voyage et la découverte de notre espace africain. J’ai, grâce aux VIA, découvert et approfondi mon africanité notamment dans mon rapport aux autres peuples et cultures mais aussi dans mon amour même pour ce continent et ses richesses infinies aussi bien matérielles que culturelles.

J-P. S : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ?

NANFAME Fouad : Que les VIA se transportent hors d’Afrique, c’est important nous créons des liens avec les jeunes de la diaspora, ceux qui sont hors du continent-mère.

J-P. S :  Quels sont tes rêves pour l’Afrique ?

NANFAME Fouad : Mon rêve à moi c’est que nous africains nous prenions conscience de notre richesse et valorisons ce que nous sommes, valorisons notre histoire au lieur de vouloir imiter autrui pour se faire accepter. Que nous puissions embrasser notre africanité et notre histoire afin de pouvoir l’enseigner et la transmettre aux générations futures.

 


3 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine – panafricanisme.

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de Yacoub BITOCHO

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve de Yacoub BITOCHO. Il répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

Jean-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

Yacoub Bitocho : Assistant de recherche au Centre de Droit International et d’intégration Africaine (CDIIA) de l’Université d’Abomey – Calavi (Bénin), je suis Yacoub BITOCHO, titulaire d’un master 2 recherches en droit public fondamental et diplômé ès-lettre en linguistique option communication institutionnelle. Ayant réalisé des travaux universitaires relatifs à l’intégration africaine et facilitateur des voyages d’intégration Africaine (V.I.A) tant au Bénin (2010) qu’en Côte d’Ivoire (2012), il est je suis répondant du RJIA au Bénin. Président Fondateur de l’organisme « RSE BÉNIN », j’exerce mes activités de conseil dans le domaine de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et du management responsable.

Jean-Paul Sagadou : Quelles sont les autres activités que tu mènes actuellement dans la vie ?

Yacoub Bitocho : En qualité de responsable d’ONG, je suis un Entrepreneur social qui accompagne les entreprises et ONG dans la formalisation de leur stratégie RSE et de marketing responsable.   Parallèlement, je donne des enseignements dans certaines universités privées au Bénin dans les matières de droit public et droit de communication. Enfin, je suis engagé dans les activités de consultation relatives à l’ingénierie juridique.

Jean-Paul Sagadou : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

Yacoub Bitocho : L’organisation de la seconde édition des V.I.A au Bénin en 2010 a nécessité une personne de contact en terre Behanzin. Ma passion de l’intégration africaine et de l’acceptation des différences culturelles a ainsi fait que le choix a porté sur ma personne lors d’une rencontre portant sur le dialogue inter religieux. C’est delà que mon aventure a commencé avec le RJIA. Les V.I.A sont un cadre idéal offert à la jeunesse africaine pour apprendre l’acceptation de l’autre dans la différence et cela est important, car les filles et fils du continent africain sont appelés à construire l’Afrique ensemble. Les voyages permettent de se découvrir et de forger des valeurs à même de construire le continent africain. C’est pour cette raison que, la tolérance interreligieuse est enseignée tout au long du voyage pour amener le citoyen africain à pouvoir vivre avec l’autre, malgré son obédience religieuse ou ethnique. C’est aussi de cette manière que ces voyages forment les citoyens africains du futur.

Jean-Paul Sagadou : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ?

Yacoub Bitocho : Si les V.I.A. ont pour objectif de former les filles et fils du continent africain en les transformant en citoyens capables de contribuer au développement socio-économique du continent, alors les chefs d’Etats de l’Afrique devraient absolument inscrire les V.I.A. dans les programmes de l’Union africaine en soutenant ceux-ci avec un budget subséquent. De cette manière, les V.I.A. pourront réellement impacter le nouveau type de citoyen africain voulu par les initiateurs du Voyage et qui d’ailleurs restent en adéquation avec le rêve de Kwame Nkrumah, celle d’une Afrique unie. Les jeunes intéressés par ces V.I.A manquent parfois de ressources nécessaires malgré leur bonne volonté et le soutien de chaque État africain serait la panacée au manque de ressources financières pour les aider à aller plus loin, plus haut et plus profond dans l’organisation de ces Voyages.

Jean-Paul Sagadou : Quels sont tes rêves pour l’Afrique ?

Yacoub Bitocho : Si la jeunesse est le fer de lance de tout développement, alors la jeunesse africaine est celle qui jouera un rôle déterminant et majeur dans l’histoire politique de l’Afrique dans les années à venir. Mon rêve pour l’Afrique serait donc de voir la jeunesse africaine engagée avec courage et ténacité dans la construction de l’Afrique. Pour ce faire, elle doit fuir la facilité. Un monde nouveau est possible pour l’Afrique. Ce monde nouveau induit non seulement une prise de conscience individuelle et collective mais également la rupture, l’audace, la prise en compte de nos cultures et l’action permanente.


2 septembre 2020
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[Faire rêver la jeunesse africaine] – Jeunesse africaine – intégration africaine – panafricanisme.

#Août 2009-Août 2020 : 11ème anniversaire des Voyages d’intégration africaine (V.I.A)

#Le rêve panafricain de Daniel PALI.

Longue est la liste de tous ceux et de toutes celles qui, hier encore, parvenaient, à faire rêver les hommes, à élever leur esprit, à mobiliser leur énergie.  Quand Nkrumah a émis la lumineuse idée du « Africa must unite », il y avait chez lui une inspiration, une vision et une volonté politique qui ont fait marcher la jeunesse africaine de son temps. Aujourd’hui encore de nombreux jeunes rêves d’une autre Afrique. Dans le cadre de la célébration du 11ème anniversaire des Voyages d’Intégration Africaine (V.I.A), laissons-nous entrainer par le rêve Daniel PALI. Il répond aux questions du P. Jean-Paul Sagadou.

Jean-Paul Sagadou : Peux-tu te présenter aux lecteurs de notre site ?

Daniel Pali : Je me nomme Daniel PALI, je suis de nationalité togolaise, panafricain dans l’âme.  Je suis chrétien et je m’intéresse beaucoup à tout ce qui est lié à la gestion publique, car pour moi, lorsque les pouvoirs publics osent, ils peuvent changer la vie des gens en vrai.

J-P. S. : Quelles sont les activités que tu mènes actuellement dans la vie ? Quels engagements associatifs ?

Daniel Pali : Actuellement je travaille en tant que comptable et gestionnaire des risques dans un cabinet d’audit et d’expertise comptable. Mon métier de gestionnaire des risques est un métier transversal qui permet d’intégrer plusieurs corps de métier et de comprendre mieux les enjeux de notre époque et de notre environnement. C’est une profession qui appelle constamment à la veille, à l’analyse et au contrôle. Mes énergies trouvent également leur source et leur épanouissement dans mes activités associatives ou sociales. En effet, je suis membre de deux associations (dont le RJIA) à caractère panafricain qui font la promotion de l’intégration africaine et du panafricanisme. J’appartiens également à une organisation de coopération au développement, qui est une association dont le but est d’assister les communautés de base au travers de plusieurs projets sociaux.

J-P. S : Quels sont tes liens avec le Réseau de jeunes pour l’intégration africaine (RJIA)/ et que représentent les V.I.A pour toi ?

Daniel Pali : En tant que membre des premières heures du RJIA, et représentant résident du RJIA au Togo durant plusieurs années, j’exerce aujourd’hui la responsabilité de vice-président à la section RJIA du Togo. Au sein de la coordination générale du RJIA, l’honneur m’a été faite de servir en tant que Chargé des programmes et projets.

J’ai eu l’honneur de participer au premier voyage d’intégration africaine en 2009 et depuis lors, je participe, de façon alternative, aux VIA. Pour moi, ces voyages sont un excellent canal pour se redécouvrir et aimer l’autre. Les ateliers qui ont lieu durant ces voyages m’ont permis d’apprécier et d’accepter les différences culturelles, ethniques et religieuses. C’est véritablement une école du vivre-ensemble. Les VIA m’ont permis également de voir large et profond en ce qui concerne le développement de l’Afrique. Finalement pour moi, les VIA sont des opportunités de formations et d’informations. C’est également au travers de ces voyages qu’est né en moi l’amour de la lecture, car il fallait lire des articles pour mieux comprendre les thématiques de ces voyages. J’ai appris aussi à rêver via les VIA. Rêver de façon éveillée, ce qui me donne le courage d’agir. Assurément, ces voyages m’ont donné des amis dans plusieurs pays.

J-P. S : Comment vois-tu l’évolution des V.I.A ?

Daniel Pali : Je souhaite que les VIA soient portés véritablement par nos institutions en charge de l’intégration africaine et de la promotion du panafricanisme. Les VIA doivent également être une occasion de lobbying auprès des différents parlements des pays qui devrons épouser nos thématiques et voter des lois et des textes qui renforceront la mise en œuvre de notre idéal.

J-P. S :  Quels sont tes rêves pour l’Afrique ?

Daniel Pali : AFRICA UNITE ! C’est mon rêve absolu. Mais pour cela, il nous faudra nous investir dans l’éducation, car la matière crise est plus importante que la matière première. C’est la qualité de nos hommes et femmes qui nous permettront de faire face, avec succès, à nos nombreux défis. Ainsi, je rêve d’une éducation de qualité pour tous, en Afrique. Je rêve aussi d’une Afrique qui aura son satellite pour enfin maitriser sa communication à travers ses propres médias. Mon rêve aussi est de voir l’Afrique avoir le contrôle et la maitrise de son agriculture. Dans les prochaines décennies l’Afrique doit pouvoir nourrir suffisamment sa population et nourrir aussi d’autres continents.

Mon rêve est éveillé ! « N’an laara an saara » (si nous nous couchons, nous sommes morts) dixit Joseph Ki-Zerbo.

 

 



Conditions de participation

– Etre âgé (e) de 17 à 35 ans.
– Vouloir vivre une expérience humaine, interculturelle, inter-religieuse et panafricaine.


Modalités d’inscription

– Curriculum vitae
– Lettre de motivation à envoyer via notre adresse mail



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